Le Monde le 25 février
Une raie qui agonise, bouche ouverte, sur le pont d’un bateau de pêche ;
un petit requin qui se tord désespérément dans ses derniers instants ;
des lieus aux yeux exorbités par la décompression, écrasés par des
milliers de congénères au fond d’un filet… Qui pourraient-ils émouvoir ?
Pas les pêcheurs en tout cas qui piétinent dans une indifférence
manifeste l’épais tapis tressautant encore de vie, de poissons et de
crustacés agglomérés, tout juste sortis de l’océan.