The Gardian le 19 août (source : https://www.theguardian.com/world/2025/aug/19/the-big-church-move-sweden-kiruna-kyrka traduction par Google)
Deux
articles semblent montrer un phénomène à la fois très éclairant et
sous-estimé d'intrication entre le spectacle ingénierique,
l'extractivisme minier, le landgrabbing et les atteintes aux droits des
peuples et à l'environnement.
Une église historique, et en fait tout un centre-ville lapon (Kiruna), doivent être déplacés car les activités de la mine affaiblissent le sol et vont être poursuivies (la mine fonctionne déjà jusqu'à 1,3 km de profondeur)
L'article du Guardian est plus complet que celui de Libé : au lien entre extraction de ressources et déplacement de la ville et de ses habitant⋅es (de gré ou de force) et au coût finalement avoué de l'opération de déplacement de l'église (50 millions d'euros environ), The Guardian ajoute la position intéressante d'une représentante de la communauté Sami qui approfondit la critique écologique du projet tout en développant une critique démocratique liée aux droits des peuples : le "big show" du déplacement de l'église permettrait de détourner le regard des coûts écologiques mais aussi des dommages faits à la communauté Sami, tant sur le plan matériel (accaparement de ses terres) que culturel. On voit bien l'utilisation du "patrimoine" contre l'écologie et les droits démocratiques. On "sauve" l'église de manière spectaculaire mais on s'accapare les terres des habitant⋅es sans discussion possible, détruisant leur culture et leur environnement.
Une église historique, et en fait tout un centre-ville lapon (Kiruna), doivent être déplacés car les activités de la mine affaiblissent le sol et vont être poursuivies (la mine fonctionne déjà jusqu'à 1,3 km de profondeur)
L'article du Guardian est plus complet que celui de Libé : au lien entre extraction de ressources et déplacement de la ville et de ses habitant⋅es (de gré ou de force) et au coût finalement avoué de l'opération de déplacement de l'église (50 millions d'euros environ), The Guardian ajoute la position intéressante d'une représentante de la communauté Sami qui approfondit la critique écologique du projet tout en développant une critique démocratique liée aux droits des peuples : le "big show" du déplacement de l'église permettrait de détourner le regard des coûts écologiques mais aussi des dommages faits à la communauté Sami, tant sur le plan matériel (accaparement de ses terres) que culturel. On voit bien l'utilisation du "patrimoine" contre l'écologie et les droits démocratiques. On "sauve" l'église de manière spectaculaire mais on s'accapare les terres des habitant⋅es sans discussion possible, détruisant leur culture et leur environnement.
Cliquez sur le lien pour lire la traduction
L'article de Libération sur le sujet :
https://www.liberation.fr/international/europe/en-suede-une-eglise-de-600-tonnes-deplacee-sur-5-km-pour-permettre-lextension-dune-mine-de-fer-20250819_LQV44IQAORHMXPM77GDC2EUMUE/