Élucid (
Quatre
ans après l’ouverture du train à la concurrence, l'Espagne a été le
théâtre de trois accidents graves de trains en l'espace de trois jours.
Les opérateurs de train ont alors refusé de circuler sur un réseau
fortement dégradé avant d'annoncer une grève de trois jours en
revendiquant « le rétablissement des normes de sécurité du système ». Un
an auparavant, la directrice de RENFE (la SNCF espagnole) était
auditionnée par le Sénat français dans le cadre de l’ouverture à la
concurrence du transport ferroviaire de passagers en France. Elle se
plaignait de tarifs de péage exorbitants pour l’utilisation du réseau
français, péages qui participent pourtant au financement de l'entretien
et l’investissement dans les infrastructures ferroviaires. Elle
invoquait le cas de l’Espagne où « les concurrents comme Ouigo ou
Trenitalia paient des péages pour l’utilisation [des voies], mais pas
pour l’investissement ». On voit bien le résultat... et la France suit
désormais le même chemin.