Frustration (Guillaume Étievant) le 23 mars
Peu
après le début de la guerre en Iran, le diesel a dépassé les 2 euros le
litre en moyenne en France, tandis que l’essence en est très proche. Le
carburant représente une part de plus en plus importante du pouvoir
d’achat des Français obligés de prendre leur voiture pour aller
travailler ou pour se déplacer dans des régions dont les transports
publics sont sinistrés. Mais comment une guerre à des milliers de
kilomètres d’ici peut-elle aboutir quasi immédiatement à une dégradation
de nos conditions de vie ? La hausse des carburants observée en France
ne peut être réduite à un simple effet mécanique de la guerre : elle
résulte d’un système complexe de formation des prix où s’entremêlent
marchés mondiaux, stratégies industrielles et fiscalité nationale. Il
serait tout à fait possible de faire autrement.