Blast ( Aïda Delpuech) le 03 avril
Voilà maintenant plus d’un mois que le Moyen-Orient s’embrase. Depuis le
28 février dernier, les frappes israélo-américaines ont plongé la
région dans une crise aux multiples répercussions. Au-delà de la
situation humanitaire dramatique et du choc énergétique et économique,
ce sont aussi les écosystèmes qui se retrouvent ébranlés par les
combats. En un mois, ce sont plus de 300 événements comportant des
risques environnementaux qui ont été recensés par l’Observatoire des
conflits et de l’environnement. En seulement quatorze jours, les
opérations auraient généré environ 5 millions de tonnes de gaz à effet
de serre. Rapporté sur un an, ce serait l’équivalent des émissions
cumulées des 84 pays les moins émetteurs au monde, selon une analyse du
Climate and Community Institute. En Ukraine, à Gaza, au Liban ou en
Iran, où le droit international est piétiné, la destruction de
l’environnement n’est pas seulement un effet collatéral des opérations
militaires, mais une arme comme une autre.