Le gouvernement continue son travail de sape du droit environnemental et
de ses institutions. D'abord avec la loi d'urgence agricole, examinée
cette semaine à l'Assemblée nationale. Cette dernière prévoit d'entraver les possibilités de recours en justice des associations environnementales et lanceurs d'alerte, et pourrait également servir de cheval de Troie à la réintroduction de l'acétamipride,
le pesticide au cœur du débat sur la loi Duplomb. Plusieurs députés RN
et Rennaissance ont tenté de faire passer des amendements en ce sens,
révèle Reporterre.
Pendant ce temps-là, la Macronie a
sorti de son chapeau deux nouveaux projets de lois aussi effarants
qu'inquiétants pour l'environnement. D'abord, un texte qui vise à mettre en place un « état d'alerte de sécurité nationale » :
un régime d'exception ouvrant la voie à toutes sortes de dérogations au
droit de l’environnement pour réaliser des projets militaires.
Ce n'est pas tout.
Cette semaine, le gouvernement a aussi proposé de placer les agences locales de l'Ademe
(l'Agence de la transition écologique) sous l'autorité des préfets. Le
risque ? Que leurs missions soient dictées non plus par l’urgence
écologique mais par les priorités du ministère de l’Intérieur...
Mais
dans les heures sombres, il y a toujours de l'espoir, et deux victoires
sont venues émailler cette semaine d'attaques environnementales : l'abandon du projet de contournement autoroutier à l'est de Rouen et celui d'un projet de parc photovoltaïque dans une forêt des Hautes-Alpes. Parfois, la lutte paie.
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