Socialter ( Tao Favre) le 22 septembre
C’est l’un des grands enjeux de l’histoire environnementale : raconter comment l’industrialisation n’a jamais cessé d’être contestée par les habitants de territoires dégradés. À partir d’études de cas français piochés dans différentes décennies (les premiers dépôts de pétrole à Dijon en 1899, les luttes contre les cimenteries à Cassis en 1929, les boues rouges en Corse en 1973, etc.), l’historien François Jarrige montre combien le récit du progrès s’est construit par la violence et les rapports de domination. À l’heure du backlash environnemental et de la criminalisation des écologistes, cette contre-histoire de la modernité donne des clés pour comprendre la manière dont l’écologie populaire peut puiser dans ces exemples pour nourrir ou même renouveler son répertoire d’actions.
François Jarrige sur le blog : https://ecologierevuedepressenpa.blogspot.com/search?q=Fran%C3%A7ois+Jarrige