The Conversation le 18 janvier
Peut-on seulement « restaurer » la nature ? Le terme de restauration
suggère un retour, sinon à un état initial, du moins à un état
antérieur. Dès lors, comment déterminer quel état antérieur fait
référence ? Faut-il revenir à la situation qui existait il y a 10, 20,
50 ou 100 ans ? Et comment caractériser l’état auquel il faudrait
revenir ? Parmi les innombrables espèces végétales et animales peuplant
les sites
concernés, lesquelles seront prises en compte dans une démarche de
restauration de l’écosystème ? Comment établir la liste des entités qui
ont souffert (sols, animaux, humains, rivières, végétation, etc.) ?
Comment faire le tri entre ce qui compte et ce qui sera négligé ? En
pratique, les réponses à de telles questions dépendent toujours de
circonstances situées.