Frustration (Joseph Andras) le 1er juillet
Au
mois de mai dernier, le philosophe japonais Kohei Saito, penseur
désormais incontournable du camp de l’affranchissement, s’est entretenu
avec le média Asahi Shimbun. À la question de savoir que faire face au
changement climatique – que nous qualifions, quant à nous, de guerre
écocidaire mondiale –, l’auteur répond : il faut mettre sur pied une
nouvelle organisation internationale de la production et de la
répartition des biens et des ressources afin de ne plus les laisser à la
merci du marché. Puis il répond vraiment : « Et le système capable de
le faire n’est pas le capitalisme, mais le socialisme. » Voilà le mot
mis sur la table. « Socialisme » (社会主義). Autrement dit l’idée, séculaire
et planétaire, d’égalité. La possibilité de la vie bonne pour le nombre
immense. Le rendez-vous de tous les rêves de justice. La maison
commune, à la fois locale, nationale et internationale, des combats
justes.