Sciencepost le 04 juillet
Trois hectares de forêt rasés, une digue à moitié construite, une zone
humide éventrée : voilà ce qu’il restait du projet de barrage de Sivens
quand la justice a fini par trancher. Le tribunal administratif de
Toulouse a annulé les autorisations qui permettaient au chantier
d’exister, condamnant de fait le département du Tarn à démolir ce qu’il
avait entrepris et à remettre en état les lieux, aux frais de la
collectivité. Un projet censé sécuriser l’irrigation d’une vingtaine
d’exploitations agricoles s’est ainsi transformé en gouffre financier et
en symbole national de l’aménagement du territoire raté.