Élucid (Lucie Touzi) le 18 août
L'été 2026 place l'agriculture française dans une situation
encore jamais observée : 43 % des petits cours d'eau à sec, 72
départements en crise sécheresse, un printemps le plus chaud jamais
mesuré depuis 1900. Et il survient après une année noire, entre inondations hivernales, dermatose nodulaire contagieuse, accord UE-Mercosur et flambée du prix des engrais.
Depuis le mois de mai, les vagues de chaleur se succèdent, toujours
plus précoces, toujours plus intenses : les sols se dessèchent, les
rendements s'effondrent, les animaux meurent par milliers de tonnes et
les stocks de fourrage de l'hiver sont déjà entamés. Surtout, une
certitude vacille : l'irrigation, longtemps présentée comme la parade,
ne protège plus les cultures une fois certains seuils de température
franchis. C'est tout un modèle agricole qui se retrouve au pied du mur.