Élucid ( ) le 16 août
L'intelligence
artificielle, popularisée par ChatGPT, est régulièrement présentée
comme la solution providentielle face à la crise climatique. Pourtant,
derrière ce discours vertueux se cache une réalité inquiétante : cette
technologie est un véritable ogre énergétique et hydrique, dont
l'empreinte environnementale s'avère de plus en plus désastreuse. Plutôt
qu’un remède aux maux de la planète, l'IA ressemble de plus en plus à
un poison que les entreprises de la Tech nous dépeignent comme
inoffensif.
Commentaire : En fin d'article, le point de vue du philosophe et astrophysicien Aurélien Barrau :
« La question n'est pas de savoir s'il faut ou non décarboner l'IA. La
question est uniquement de savoir si nous voulons que des algorithmes,
qui n'ont rien d'intelligent, produisent un réel prévisible, normé,
calculé, sans exubérance et sans protubérance, sans bifurcation et sans
imprévu, adapté à la surveillance de masse et formaté à la rentabilité.
[...] Qu'on ne nous dise pas que l'IA pourrait apporter des solutions
aux problèmes ; elle est le problème. [...] On ne peut pas justifier
n'importe quel délire ingénierique globalement délétère au motif qu'il
pourrait avoir quelques bénéfices marginaux en médecine. »