Le Monde ( Stéphane Horel et Stéphane Mandard) le 1er octobre
Quand il a découvert les taux de per- et polyfluoroalkylés (PFAS) qui circulaient dans son sang, Julien Thomas, 43 ans, s’est dit : « Ils vont me faire crever rapidement. » Avec 109 autres volontaires, cet opérateur de fabrication à l’usine de PVC Kem One de Saint-Fons (Rhône), près de Lyon, a accepté de se faire prélever un tube de sang pour que les concentrations de polluants éternels y soient mesurées : « On va travailler pour gagner sa vie, mais on la perd avec des produits qui nous tuent à petit feu. » Organisée en juin à l’initiative du groupe des Verts/Alliance libre européenne (ALE) du Parlement européen, cette opération a mobilisé des participants âgés de 12 à 78 ans, femmes et hommes, venus de neuf pays (France, Allemagne, Italie, Espagne, Belgique, Danemark, Finlande, Croatie, Luxembourg). Une première.