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samedi 15 août 2026

Sète - Déclaration du collectif Bancs Publics : le 18 août, l'inauguration de l'oubli

Le mardi 18 août prochain, le maire de Sète invite la population à venir inaugurer la place Aristide-Briand. Inaugurer ? Le mot mérite qu'on s'y arrête. Comment peut-on inaugurer une place qui existe depuis près de deux siècles ? 
 
Cliquez sur le lien pour lire la suite de la déclaration​

 

samedi 8 octobre 2022

Lettre ouverte au préfet de l'Hérault (parking souterrain à Sète)

 Page facebook du Collectif Bancs Publics (Sète) le 07 octobre

 
Commentaire : Remarquons que le collectif Bancs Publics utilise habilement le verbiage écolo gouvernemental pour faire pression sur le préfet (d'extrême droite par ailleurs). Sur le même sujet, voir aussi : 

samedi 28 janvier 2023

Projet de parking à Sète : victoire de la mairie, la justice valide le permis de construire

 France 3 Occitanie le 27 janvier

C'est la douche froide pour les membres du collectif citoyen "Bancs publics" opposés à la construction d'un paking sous la place Aristide Briand à Sète. Le tribunal administratif de Montpellier vient de lever la suspension du permis de construire et valide la déclaration préalable. 

 
La page facebook du collectif Bancs Publics : https://www.facebook.com/collectifbancspublics

mardi 14 février 2023

Déplantation des arbres à Sète : CRS et pelleteuse sont arrivés place Briand, les opposants au parking mobilisés

 Midi Libre le 14 février

Les engins de la pépinière Cholat sont arrivés sur la place Aristide Briand ce mardi 14 février au petit matin, pour procéder à la déplantation des arbres. Pour permettre l'accès au chantier, surveillé depuis hier par le collectif Bancs Publics, des effectifs CRS ont été déployées. 

 
La page facebook du Collectif Bancs Publics relaie les protestations devant l'arrachage des arbres : https://www.facebook.com/collectifbancspublics

jeudi 6 octobre 2022

Sète : 52 tilleuls sauvés, le collectif "Bancs Publics" savoure sa première victoire en justice

 France 3 Occitanie

Le tribunal administratif de Montpellier vient de donner en partie raison au collectif "Bancs Publics" qui se bat depuis un an contre la construction d'un parking, sous la place Aristide-Briand, au centre ville de Sète, dans l'Hérault. La mairie ne pourra pas arracher les 52 tilleuls de la place, pour non respect du code de l'environnement, mais les travaux prévus ne sont pas suspendus. 
 


samedi 5 juillet 2025

Parking Aristide-Briand à Sète : le chantier avance, les recours de Bancs publics prennent l’eau

Hérault Tribune le 04 juillet
 
Le jeudi 3 juillet, le rapporteur public a proposé aux juges du tribunal administratif de Montpellier de rejeter les six requêtes de l’association Bancs publics qui espère mettre un coup d’arrêt au chantier controversé du parking sous la place Aristide-Briand à Sète. Le dossier a été mis en référé, la décision pourrait tomber dans une quinzaine de jours. 
 
 

 

lundi 30 janvier 2023

Allongés sur la chaussée, des membres du collectif Bancs Publics tentent de bloquer l'accès d'engins au chantier du parking de Sète

France 3 Occitanie le 30 janvier
 
A 7h ce lundi matin, les militants du collectif Bancs Publics, opposés au projet de parking à Sète, se sont allongés sur la chaussée afin de bloquer l'accès au chantier. Ils ont été évacués par les forces de l'ordre à plusieurs reprises. 

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Commentaire :Malgré les revers juridiques, la lutte continue contre le parking de la place Aristide Briant à Sète. La vidéo jointe vous permettra d'admirer l'exercice matinal de la police municipale.

mardi 13 septembre 2022

Sète : les opposants stoppent le début du chantier du parking place du kiosque

 Le Poing le 12 septembre

Pour la seconde fois depuis le début de l’année 2022, le maire Les Républicains François Commeinhes, également président de Sète Agglopôle Méditerranée, a lancé les travaux de construction du parking souterrain prévu sous la place Aristide Briand de Sète. Les opposants auront réussi à obtenir l’abandon provisoire du chantier, malgré une intervention conséquente des polices nationales et municipales.
 
 
Lien vers le site du collectif Bancs Publics et la pétition : https://bancs-publics.org/
 

lundi 6 janvier 2025

Sète : Bancs Publics à l’honneur dans Grands Reportages sur TF1

 Le Singulier le 04 janvier

Un rendez-vous à ne pas manquer pour découvrir une lutte citoyenne exemplaire, portée par une détermination sans faille et un engagement écologique d’utilité publique.
 
 

samedi 16 décembre 2023

Un parking souterrain de trop

 L'Ancre, journal Sympathique - Sète le 10 janvier 2022

Le 3 janvier dernier, des entreprises se sont présentées sur la place Aristide Briand pour démarrer les travaux de démolition prévus avant la construction du nouveau parking souterrain de 300 places, décidée par la Mairie. Parfaitement illégal, clame le collectif Bancs Publics qui a saisi la justice pour demander la suspension des travaux.
 
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mardi 21 décembre 2021

Sète : crime d’urbanisme ? Mobilisation contre le parking souterrain de la place Aristide Briand

 

Le Mouvement le 18 décembre
 
« Ringard et aberrant, une atteinte à l’urgence climatique, une dégradation de la vie sociale, un coût exorbitant, » c’est ainsi que le collectif « Bancs Publics » qualifie le trou de 10 à 15 m de profondeur, pour mettre 300 places de parking sur deux niveaux en centre-ville à Sète, place Aristide Briand.
 

mardi 14 février 2023

Déplantation des arbres à Sète : CRS et pelleteuse sont arrivés place Briand, les opposants au parking mobilisés

 Midi Libre le 14 février

Les engins de la pépinière Cholat sont arrivés sur la place Aristide Briand ce mardi 14 février au petit matin, pour procéder à la déplantation des arbres. Pour permettre l'accès au chantier, surveillé depuis hier par le collectif Bancs Publics, des effectifs CRS ont été déployées. 

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jeudi 12 septembre 2024

“Camoufler des violences policières” : un militant écologiste Sétois jugé à Montpellier

 Le Poing le 12 septembre

Un membre du collectif de Sète Bancs publics, qui milite contre le projet d’un parking place Aristide-Briand, avait été interpellé lors d’un rassemblement à proximité du chantier en octobre 2023. Il était jugé ce jeudi 12 septembre pour “violences sur dépositaire de l’autorité publique”. Lui et son avocat dénoncent une “manipulation de la procédure pour camoufler des violences policières”

La lutte du collectif sur le blog RdP CNE : https://ecologierevuedepressenpa.blogspot.com/search?q=Aristide-Briand

mardi 25 mars 2025

"Nous alertons sur la grave opacité qui entoure ce projet" : les opposants à un chantier de parking souterrain dénoncent des irrégularités qui bafouent la justice

France 3 Occitanie le 25 mars
 
C'est un nouvel épisode dans le feuilleton politico-judiciaire mouvementé de la construction du parking sous la place Aristide Briand à Sète. Des élus d'opposition à la mairie viennent d'écrire à la présidente du tribunal de Montpellier pour l'alerter sur les difficultés d'effectuer les expertises et constatations requises par la justice. Ils luttent contre ce chantier depuis 4 ans. 

 

 

vendredi 30 septembre 2022

À Sète, un parking menace « le cœur battant » de la ville

 Reporterre le 30 septembre

Manifestations, pétitions... Depuis plus d’un an, la grogne s’intensifie à Sète contre la construction d’un parking souterrain au niveau du centre-ville. Une demande de suspension des travaux doit être examinée le 30 septembre. 

 
La page facebook du collectif Bancs Publics : https://www.facebook.com/collectifbancspublics
 
Le "journal sympathique" de Sète évoque le sujet : L'Ancre de Sète – Journal sympathique

La mob continue en musique : https://fb.watch/fWNUjo0OHf/

dimanche 30 juillet 2023

À Sète, le maire-businessman, ses copains d’abord, et la bétonisation du centre-ville

 Médiapart (Prisca Borrel) le 29 juillet

Au pays de Brassens, dans l’Hérault, le collectif Bancs publics mène une mobilisation coriace contre la construction d’un nouveau parking souterrain en cœur de ville. À travers ce projet, il dénonce aussi la gentrification à marche forcée, les choix politiques du maire François Commeinhes, et les pratiques 
problématiques de ce que le collectif nomme son « système ». 

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vendredi 19 novembre 2021

Les transports au cœur de la crise climatique

 

4 pages transports rédigé par la Commission Nationale Écologie du NPA (date non précisée)

Les transports au cœur de la crise climatique

Les transports (marchandises et personnes) représentent 1/3 des émissions de gaz à effet de serre (GES) responsables du réchauffement climatique. Ils sont aussi les principaux émetteurs des particules fines. L’hyper-développement des infrastructures routières contribue à l’artificialisation des terres. Au lieu de mener des politiques capables de réduire ces pollutions, tous les gouvernants favorisent les entreprises du BTP, les constructeurs de véhicules et les transporteurs routiers. Au détriment des plus pauvres qui peinent à se payer leurs déplacements. Il est urgent de diminuer les GES tout en permettant à chacun de se déplacer.

En attendant l’indispensable sortie du système capitaliste qui façonne inégalitairement la société et bouleverse le climat, le NPA soumet à la discussion des propositions alternatives au tout-voiture et tout-camion. Propositions à débattre démocratiquement, pour être décidées par le plus grand nombre et imposées aux gouvernants.


Une réalité : de plus en plus de déplacements

Villes et campagnes ont été remodelées par l’automobile. La cherté des loyers a repoussé les classes populaires à la périphérie des villes, dans des logements collectifs, dégradés faute d’entretien, dans des quartiers paupérisés par la crise. Les politiques menées par tous les gouvernants y ont supprimé, comme dans les zones rurales, les services publics, augmentant ainsi les distances à parcourir. Les suppressions d’emplois ont à leur tour allongé les trajets domicile-travail. Le chômage a transformé ces quartiers en no man’s land déshumanisé. Encouragés par une politique d’incitation à la propriété privée, les habitants qui le peuvent fuient vers les campagnes. La prolifération de lotissements de maisons individuelles a profondément modifié l’espace et fait exploser les trajets quotidiens. Mais pour les habitant-e-s, souvent modestes, des campagnes pavillonnaires, c'est souvent un bus le matin, un le soir, obligeant à avoir une voire deux voitures. Sans compter que le développement du travail posté, les horaires décalés ont supprimé les moyens collectifs de transport assurés par les employeurs.

Dans notre vie quotidienne structurée par la société industrielle marchande et l’éclatement du territoire qu’elle nous impose, les transports motorisés sont devenus indispensables à l’immense majorité de la population.

Les loisirs n’échappent pas à l’explosion de la mobilité. Bouchons de voitures au moment des départs en vacances, « sauts de puces » en avions avec des billets pas chers car hyper subventionnés par les collectivités locales et les conditions de travail lamentables du personnel, croisières polluantes sur des villes flottantes… Il est grand temps de réfléchir à des loisirs soutenables pour la planète, sortis des sentiers battus du consumérisme et du tape à l’œil. Le mouvement des gilets jaunes a dénoncé l’inégalité entre les personnes contraintes à utiliser la voiture et les privilégiés qui prennent l’avion utilisant un kérosène détaxé.



Nos propositions :

- réhabiliter, rénover les logements existants en ville

- réimplanter des services publics en campagne

- construire en zone urbaine dans les « trous » existants

- encadrer les loyers

- favoriser les transports en commun.

- faire toute leur place aux piétons et aux personnes handicapé.e.s

- mettre fin aux projets de méga-centres commerciaux, de loisirs…



Développer les transports en commun


Pour diminuer l’impact de la voiture, nous avons besoin de bus, de trams, de trains, nombreux, fréquents et publics, reliés à des plateformes de covoiturage, équipés pour le transport des vélos, en ville comme en campagne. Personne ne doit être privé d’un réseau efficace de transports collectifs.


Nos propositions :

- rouvrir les gares et lignes supprimées, au sein d’un vrai service public du rail

- développer les transports en commun pour permettre à chacun.e de se déplacer, avec des moyens pour le multimodal (vélo-bus, vélo-tram…)

- développer un service public de plateformes de co-voiturage.


Financer la gratuité !


Ceux et celles qui sont convaincu-e-s que l'écologie est incompatible avec le libéralisme, ont à rechercher ce qui est utile, immédiatement. La gratuité est un moteur de changement des comportements et des mentalités. Elle est la base d’une société axée sur la valeur d'usage et non la valeur d'échange. C’est aussi une incitation à se mettre en mouvement, à agir, à s’opposer à la loi du marché, à élaborer d'autres projets de société. La question fondamentale est : comment faire baisser le nombre des véhicules individuels, afin de diminuer la pollution de l'air, de lutter contre le réchauffement climatique (CO2), contre le bétonnage et le bitumage qui nécessitent toujours plus de granulats, et de sable, qui détruisent des terres agricoles et des écosystèmes…?
Un des leviers est la gratuité des transports en commun, qui s’étend d’ailleurs en Europe. En France, 32 villes et agglomérations la financent. Le constat est net : les bus sont pleins, moins d’incivilité, moins de pollution, les voitures restent au garage.


D’ailleurs, pendant les pics de pollution, la gratuité est appliquée pour son effet incitateur à utiliser les transports collectifs. La pollution chronique est tout aussi néfaste. La gratuité est une réponse efficace au déplacement de tous et toutes, sans discrimination de revenus, de façon moins néfaste à l’environnement. Si elle est utile pendant les pics de pollution, elle l’est tout autant le reste de l’année.


Nos propositions :

- prendre l’argent public (subventions, impôts…) englouti par la voiture (parking, autoroute…)

- augmenter le versement transport payé par les entreprises.

- stopper les projets et chantiers autoroutiers qui visent le toujours « plus vite, plus loin » cher au productivisme, comme l’autoroute à l’est de Rouen, la LGV entre Limoges et Poitiers, le contournement de Strasbourg. Il est établi que ces infrastructures fonctionnent comme des aspirateurs à véhicules, augmentant le trafic jusqu'à saturation, au lieu de le fluidifier.


Reconvertir le secteur automobile

La part mondiale des émissions de CO2 due aux transports motorisés est de 30 %. La voiture y entre pour moitié. Le parc automobile mondial a dépassé 1 milliard en 2007 (32 millions en France), les constructeurs comptent atteindre le 2e milliard en 2030. Ces chiffres révèlent la démesure du capitalisme qui a su exploiter le sentiment illusoire de liberté que donne la voiture. Fausse liberté qui s’est vite transformée en dépendance écocide. Les constructeurs sont discrédités par les scandales (Carlos Ghosn, Volkswagen…). On sait maintenant que les tests sur bancs d'essais ne reflétaient pas les émissions réelles suite à des trucages. Ces mêmes constructeurs veulent saturer les marchés chinois et indiens comme ils ont saturé les marchés occidentaux où 1/3 des voitures neuves sont des monstres SUV et pick-up à usage urbain.

C’est pourquoi, en 2017, les émissions de CO2 des véhicules neufs ont augmenté pour la première fois depuis 95, en France et en Europe. L’usage de la voiture individuelle doit être profondément diminué et partagé.

Nos propositions :

- reconvertir l’activité industrielle, en lien avec les travailleurs du secteur auto, vers des productions socialement utiles, au bénéfice des usagers des transports (trains, tram, bus, éolienne, voiture individuelle réellement économe en émissions polluantes…). 400 000 salarié.e.s sont concerné.e.s, dont 120 000 chez PSA Peugeot Citroën et Renault, avec les équipementiers et les sous-traitants. Personne ne doit être sacrifié : nous aurons besoin de toutes les compétences et savoirs faire. Ceux qui sont en trop, ce sont les actionnaires !

- exproprier PSA et Renault au sein d’un pôle public automobile intégrant les sous-traitants en garantissant la continuité des salaires, des qualifications et la cohésion des équipes d’ingénierie et de production. 

- mettre en place des organes de contrôle démocratique gérés par les usagers et les producteurs pour mener une nouvelle politique des mobilités.


- mise à niveau de véhicules anciens évitant le gigantesque gaspillage constitué par la mise à la casse de millions de véhicules.



L’arnaque de la voiture électrique

Bien loin de l’image de la « voiture propre » dont les constructeurs, avec la complicité des gouvernants, vantent les mérites, espérant doper leurs productions et leurs profits, la voiture électrique est un nouveau miroir aux alouettes. Globalement autant émettrice en CO2 que les voitures thermiques tout au long de leur cycle vie (études de l’Adème), elle nécessite des ressources rares (terres et minéraux), donc épuisables et enjeux stratégiques entre les Etats. Elle va demander des quantités d’électricité supplémentaire que les pays sont bien incapables de fournir, sauf s’ils multiplient les centrales nucléaires (EPR en France) ou à charbon (Chine…). De plus, qui des collectivités ou de l’Etat, va payer les bornes de recharge ? L’argent public injecté pour stimuler son achat, ne convient qu’aux plus riches.


Nos propositions :

- réorienter les budgets publics de la voiture électrique vers les transports en commun et transports moins polluants.

- stopper la publicité mensongère qui a déjà été condamnée par la justice anglaise : la voiture électrique n’est pas une voiture 0 émission.


Prendre le vélo au sérieux

Sa pratique reste marginale. Pourtant, il a été très populaire. Il peut le redevenir ! Le vélo combiné à d’autres modes de transport doit être encouragé notamment en créant partout les parkings, abris et aménagements de circulation nécessaires, en développant les combinaisons multimodales (bus-vélo, tram-vélo…). En ville mais aussi à la campagne où il a longtemps été le seul moyen de se déplacer. Sans obéir aux injonctions de la mode, le vélo électrique peut trouver son utilité dans certains trajets rendus difficiles en raison de l’éloignement ou de la nature du terrain. Un vélo, oui, électrique, pas forcément !

Nous défendons des systèmes de partage des deux roues, en dehors d’un développement concurrentiel des grosses sociétés privées  de location en « libre accès », qui crée une course anarchique, un débordement sans rapport avec les besoins et donc  un gaspillage tous azimuts, et bien sûr une individualisation accrue.

Le vélo a tout à gagner de la gratuité des transports en commun

Il existe parmi les opposants au tout-voiture, dans leur diversité, notamment au sein de la FNAUT (Fédération nationale des usagers des transports) et de la FUB (Fédération des usagers de la bicyclette), un courant significatif qui s’oppose à la gratuité des transports publics au motif que les gens qui utilisent les bus gratuits seraient ceux qui marchaient et/ou roulaient à vélo avant la gratuité, et donc que le nombre de voitures en moins serait infime.

Nombre de spécialistes reconnus s’expriment en faveur de la gratuité et contredisent cet argument qui ressemble fort à un parti pris idéologique. Nous faisons le choix inverse, celui de la gratuité vers l'égalité et la démarchandisation de la société.


Transporter les marchandises


Toute solution passe impérativement par une diminution drastique du volume de marchandises transportées à travers le monde. Le productivisme s’attache à produire des biens et des services pour en tirer de la plus-value. Ensuite, il cherche à les vendre, quitte à créer des besoins inutiles, à coups de matraquages publicitaires. La mondialisation capitaliste a fait exploser les volumes transportés en mettant en concurrence les salarié.e.s et les systèmes sociaux. Pour augmenter les profits, elle systématise la sous-traitance et les stocks roulants.

Définissons d’abord collectivement, usager.e.s et product.eur.rice.s, de quoi nous avons besoin, comment le produire de façon la moins destructrice, au plus près des lieux de consommation. Voyons ensuite comment le transporter. Ces choix de société ne peuvent être que discutés collectivement, par delà les frontières.


En France, les marchandises circulent à 85% sur la route, 9% sur les rails, 2,3% sur les fleuves. L’OCDE prévoit la multiplication par 4 des volumes transportés pour 2050. Il faut stopper cette évolution climaticide. La politique du « toujours plus vite » a favorisé les lignes ultra-rapides (TGV, LGV), en siphonnant les budgets de la SNCF, a fait disparaître les gares et les lignes secondaires qui permettaient de circuler sur tout le territoire.

Pour autant, nous ne défendons pas les TGV-fret, les autoroutes ferroviaires (lignes transversales avec des trains de 1500 m visant à favoriser le trafic international et donc l'externalisation des productions) et le ferroutage (camions mis sur wagons) qui servent plus à contourner les nœuds routiers (montagne, mer, Paris, Lyon) qu’à réduire l’impact des poids lourds sur l’environnement.

Quant aux transports maritime et aérien, grand consommateur de carburant non taxé et champion d’émissions de GES, il est vital de les réglementer. Cela passe par une diminution des marchandises transbahutées d’un continent à l’autre, pour la loi du profit.


Nos propositions :

- Priorité au fret ferroviaire et fluvial

- développement d’un vrai service public du transport de marchandises qui supprimerait les conditions de travail indignes des routiers.

- taxer le kérosène, le gasoil des cargos, réduire les allées et venues à travers la planète.


Alors, que fait-on ?

Le climat s’emballe. En cause du modèle de développement productiviste du capitalisme qui épuise les ressources naturelles et humaines. Pour en sortir, il faut faire converger les luttes de toutes celles et ceux qui, sur le terrain, lient les questions écologiques et sociales : marcheu.r.se.s pour le climat, Zadistes, gilets jaunes, syndicalistes… Qu’on soit gilet jaune, vert, rouge, orange ou « jeune », nos intérêts, nos aspirations à l’égalité et à la démocratie, nos envies de vie meilleure, débarrassée de l’exploitation et de la domination, sont les mêmes. Unissons-nous, mobilisons-nous, revendiquons pour une vie meilleure, dans l’unité la plus large, avec la force du nombre.

CNE